Le nombre de chômeurs a augmenté de 0,1 % au second trimestre 2018

Le nombre de chômeurs a augmenté de 0,1 % au second trimestre 2018

Le nombre de demandeurs d’emploi de catégorie A – sans aucune activité et tenus de chercher un emploi – a crû de 4 600 de mars à juin.

Il est des nouvelles dont un président de la République se passerait bien. La hausse du nombre de demandeurs d’emploi en fait partie. Dans une séquence politique compliquée provoquée par l’affaire Alexandre Benalla, Emmanuel Macron doit, mercredi 25 juillet, faire face à une augmentation du chômage au second trimestre 2018.

Selon la direction de l’animation de la recherche, des études et des statistiques (Darés, le service de statistiques du ministère du travail), le nombre de demandeurs d’emploi de catégorie A — sans aucune activité et tenus de chercher un emploi —, la plus significative, selon les économistes, a crû de 4 600 de mars à juin. Soit une hausse de 0,1 %.

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Le nombre de chômeurs sans aucune activité s’établit donc aujourd’hui à 3 440 000 personnes dans l’Hexagone, hors outre-mer, et à 3 702 000, une fois ces territoires intégrés dans le calcul.

+ 7,2 % de chômeurs de longue durée en un an

Considérés sur une période d’un an, les chiffres sont certes meilleurs : le nombre de chômeurs recule en effet de 1,3 % sur douze mois. Mais ils demeurent toutefois préoccupants une fois toutes les catégories prises en compte.

Le nombre de demandeurs d’emploi de longue durée, au chômage depuis au moins un an, s’est, par exemple, établi à 2 611 000 au second trimestre, en progression de 1,6 %. Sur un an, la hausse est encore plus inquiétante puisqu’elle atteint 7,2 %. L’activité réduite semble croître, elle aussi. Les demandeurs d’emploi des catégories B et C sont, eux aussi, plus nombreux au second trimestre : 2 400 personnes sont venues grossir leurs rangs.

Lire notre compte-rendu de tchat :   La publication trimestrielle des chiffres du chômage « semble plus pertinente »

A cela il faut ajouter un grand nombre de sorties pour défaut d’actualisation, à son plus haut niveau depuis janvier 2010. Incapables de s’actualiser dans le système de Pôle emploi pour une raison ou pour une autre, des chômeurs sont radiés de ses listes, et ne sont donc plus comptabilisés parmi les demandeurs d’emploi. Qu’ils aient trouvé à s’employer ou non.

Mitigés, ces chiffres entrent en contradiction avec la bonne santé économique du pays. Certes, la France devrait en 2018, selon l’Insee, créer moins d’emplois qu’en 2017 (+ 81 000 au premier semestre de cette année contre 191 000 à la même époque l’année précédente). Mais la croissance, elle, devrait demeurersolide avec une hausse de 1,7 % du PIB. Le gouvernement table même sur 2 %.

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